Acheter local pour agir au niveau global

   On n’en a pas toujours conscience, mais la plupart des produits présents en supermarchés ont parfois traversé un pays, un continent, ou même la moitié du globe avant de se retrouver sur nos étals. Conséquences directes de la mondialisation et du développement des échanges entre les différentes régions du globe, ces modes de distribution impliquent des coûts environnementaux très importants. Les produits issus de l’importation sont à l’origine de plus d’emballages et de plus de gaz à effet de serres.

   Consommer local, c’est donc tout d’abord faire le choix d’une consommation qui va dans le sens d’un plus grand respect de l’environnement. Mais c’est aussi donner leur chance aux producteurs locaux, ceux qui se trouvent à seulement quelques kilomètres de chez nous. 

Le circuit court : avancer main dans la main avec les producteurs locaux

   Bien souvent condamnés à accepter les politiques de prix des grands distributeurs (qui font largement jouer la concurrence pour pousser les prix à la baisse), les petits producteurs n’ont que peu de leviers pour négocier leurs conditions de subsistance. En circuit court, la vente s’effectue directement du producteur au consommateur (et peut intégrer un seul intermédiaire, maximum !). Conclusion : plus de liberté pour le producteur, qui peut se rémunérer au juste prix de son labeur. 

   Acheter local, c’est en quelque sorte l’assurance que chaque parti est gagnant : les consommateurs ont un moyen sûr de connaitre la provenance de leurs produits, et les producteurs gardent le contrôle sur leurs conditions de vente ! Mais en plus de ça, c’est un très bon moyen de perpétuer le lien social, et de transmettre une culture qui touche au terroir de chaque région tout en préservant l’économie locale.